UN Millennium Project
Historic Site
Home About Us MDGs Publications Millennium Villages Resources Press Archive
  Investir dans le développement
Le rapport principal
Préface
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
Dix recommandations principales
Pourquoi les objectifs sont importants
Processus en vue d'une réalisation des OMD au niveau du pays
Recommandations au système international concernant l'aide à apporter au niveau du pays
Les coûts et les avantages de la réalisation des OMD
Notes et références
back to publications

Pourquoi les objectifs sont importants


Introduction
La base de la politique du développement international
Les moyens d’une vie productive
Une condition essentielle pour la sécurité mondiale
Où en sommes-nous 10 ans avant la date fixée?
Pourquoi les progrès accomplis sont-ils si différents?
Quatre raisons expliquent le retard pris dans la réalisation des OMD

Pourquoi les progrès accomplis sont-ils si différents?

La voie à suivre pour atteindre les OMD dans les pays à faible revenu consiste à s’assurer que chacun dispose bien des moyens essentiels de mener une vie productive. Dans l’économie mondiale actuelle, cela signifie un capital humain adéquat, l’accès aux infrastructures essentielles et l’exercice des droits politiques, sociaux et économiques fondamentaux (encadré 3).

Dans le processus de croissance économique, les objectifs du Millénaire pour le développement ont deux rôles à remplir. D’une part, ils sont des “fins en soi”, puisque la réduction de la faim, l’amélioration de la santé publique et de l’éducation et l’accès à l’eau potable et aux biens d’assainissement sont des objectifs sociaux directs. D’autre part, la réalisation des OMD contribue à la croissance économique et au développement. Une fois correctement munis de capital humain, d’infrastructure et de la jouissance des droits fondamentaux dans une économie de marché, les hommes et les femmes peuvent, par leur initiative personnelle, obtenir un emploi productif et correct. Quand les infra-structures, les soins de santé et l’éducation sont largement disponibles, les pays, même pauvres, peuvent participer à la division mondiale du travail d’une façon qui encourage la croissance économique, relève les niveaux de vie et accroît la complexité technologique de l’économie.

Mais quand la population de pays entiers ne dispose pas de l’infrastructure la plus élémentaire, des services de soins les plus simples et de moyens d’éducation de base, les forces du marché, à elles seules, ne peuvent suffire à la tâche. Les ménages restent dans le piège de la pauvreté. L’économie nationale ne profite pas de la mondialisation. Sans une infrastructure et un capital humain essentiels, le pays est condamné à exporter un petit nombre de produits primaires, dégageant de faibles marges de profit, en fonction de sa dotation en ressources naturelles, au lieu d’exporter un ensemble diversifié de produits reposant sur la technologie, les qualifications et les investissements en capital. Dans pareilles circonstances, la mondialisation peut avoir des effets négatifs importants – notamment l’exode des cerveaux, la dégradation de l’environnement, la perte de la diversité biologique, la fuite des capitaux et la dégradation des termes de l’échange – au lieu de faire profiter le pays d’un apport accru d’investissements étrangers directs et des avantages du progrès technologique.

Considérons un village typique peuplé d’agriculteurs de subsistance dans un pays pauvre comme l’Afghanistan, le Bhoutan, la Bolivie, le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Nicaragua ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le village n’a pas de routes revêtues et n’est pas desservi par des véhicules à moteur. Il n’a pas d’électricité, et ses besoins d’énergie sont satisfaits surtout par le bois, provenant de forêts secondaires et de zones boisées dont la superficie diminue. L’eau est impropre à la boisson et les latrines sont régulièrement un foyer de contamination des aliments et des réserves locales d’eau. Les enfants sont malades de diarrhée, de pneumonie ou de paludisme.

Dans les villages d’Afrique, les adultes meurent souvent du sida et de la tuberculose sans espoir de traitement. Les agriculteurs se donnent beaucoup de mal dans les champs mais parviennent à peine à produire assez d’aliments pour nourrir leur famille. Les sols sont depuis longtemps épuisés, et manquent en particulier d’azote. Les pluies sont intermittentes et il n’y a pas d’irrigation de secours.

Dans un tel milieu villageois, les femmes ploient sous une charge triple, celle des soins à donner aux enfants, aux personnes âgées et aux malades, des longues heures passées à la corvée d’eau et de bois, à la transformation et à la production des aliments, et du travail à la ferme ou dans une petite entreprise familiale où elles sont très peu rémunérées ou pas du tout. Les familles ainsi appauvries ont plus d’enfants qu’elles ne le souhaitent en raison d’un accès médiocre à l’éducation, aux moyens de contraception, aux possibilités d’emploi correctes, et à l’information et aux services sur la santé de la sexualité et de la procréation. Pour la plupart des habitants, l’éducation est perçue comme un luxe. Et comme il n’y a pas de soins obstétricaux d’urgence, les jeunes mères meurent lors de l’accouchement, dans une proportion au moins 100 fois plus élevée que dans les pays riches.

À elles seules les forces du marché ne peuvent pas sauver le village. En fait, le marché a tendance à contourner le village, qu’il laisse pratiquement sans revenu monétaire, sans moyen facile d’en gagner, avec une productivité faible et de mauvaises liaisons avec l’économie de la région et l’économie mondiale. Le village a beaucoup de mal à survivre avec sa seule production vivrière. Sans argent pour attirer les médecins, les instituteurs et les compagnies de transport. Sans électricité ou sans accès aux combustibles modernes, il ne peut faire fonctionner de machines de transformation des aliments, de pompes d’irrigation, d’ordinateurs et de petits instruments électriques pour les petits travaux de charpenterie ou pour la coupe des vêtements. Les habitants du village n’ont pas assez d’argent pour épargner. Et comme l’infrastructure et la main-d’oeuvre qualifiée font défaut, les investisseurs privés ne viennent pas. Les jeunes hommes, les jeunes femmes, en particulier ceux qui savent lire, partent pour la ville. Les plus instruits quittent le pays.

Le même enchaînement catastrophique s’applique souvent aux zones urbaines. À l’arrivée dans la ville, le migrant trouve peut-être un emploi, informel et instable, et il se trouve alors devant le problème du logement, inaccessible ou hors de prix. Il trouve alors refuge dans des installations sauvages, mal desservies, surpeuplées. Un grand nombre des plus vastes agglomérations urbaines des pays à faible revenu ne sont en fait que des villages considérablement étendus, et les villes en pleine croissance des pays à revenu moyen sont souvent très mal planifiées, de vastes quartiers étant privés d’équipement fonctionnel, d’emplois et de moyens de gestion de l’environnement.

Une génération, ou même plusieurs, de migrants venus des campagnes, venant s’ajouter à un accroissement naturel rapide de la population, explique l’hypertrophie des villes, fortement peuplées et privées de moyens élémentaires de santé publique, d’éducation, d’approvisionnement en électricité et en eau, d’assainissement, d’évacuation des déchets solides et de transport. Les habitants des zones de taudis sont pour la plupart privés de la possibilité d’exercer leurs droits politiques, sociaux et économiques. Certains taudis sont si denses que les ambulances ne peuvent y pénétrer. Des maladies comme la tuberculose se propagent avec une rapidité effrayante. Le sida est souvent endémique.

Pourtant, des mesures pratiques peuvent être prises pour inverser ces tendances catastrophiques. Les villages et les villes peuvent s’intégrer à la croissance économique mondiale s’ils sont dotés de l’infrastructure et du capital humain nécessaires. Si chaque village dispose d’une route, d’un accès à des moyens de transport, d’un petit établissement de soins, de l’électricité, de l’eau potable, d’écoles et d’autres moyens essentiels, les habitants des campagnes et des pays très pauvres montreront la même détermination et le même esprit d’entreprise que partout ailleurs dans le monde. Si chaque ville a un réseau d’électricité fiable, des télécommunications compétitives, un accès à des moyens de transport, des logements accessibles et abordables pour les pauvres, un système d’adduction d’eau et d’assainissement, et l’accès aux marchés mondiaux par des ports ou des routes modernes, les emplois et les investissements étrangers viendront – au lieu que les travailleurs instruits quittent le pays.

L’investissement consacré à l’infrastructure de base, au capital humain et à une bonne gestion des affaires publiques permet donc de réaliser plusieurs choses à la fois :

  • La reconversion de l’agriculture de subsistance en agriculture commerciale
  • L’établissement d’une base indispensable à la diversification des exportations et à la croissance économique
  • La participation à la répartition mondiale du travail de façon productive
  • La réalisation des conditions du progrès technologique et, ultérieurement, d’une économie entraînée par l’innovation

La réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement est dans une large mesure liée à la réalisation d’investissements essentiels d’équipement et de capital humain qui permettront aux pauvres de rallier l’économie mondiale, tout en leur donnant les moyens d’exercer leurs droits économiques, politiques et sociaux, qui les aideront à faire le meilleur usage possible des équipements et du capital humain, quel que soit l’endroit où ils choisissent de vivre.

MDG Support
UNDP

As of Jan 1, 2007, the advisory work formerly carried out by the Millennium Project secretariat team is being continued by an MDG Support team integrated under the United Nations Development Program.

Please visit MDG Support to get the latest information.
Related Information
Investing in Development: A Practical Plan to Achieve the Millennium Development Goals
"Investing in Development brings together the core recommendations of the UN Millennium Project. By outlining practical investment strategies and approaches to financing them, the report presents an operational framework that will allow even the poorest countries to achieve the Millennium Development Goals by 2015."
For a full list of statements of support
© Copyright 2006 Millennium Project [Historic Site] | Disclaimer | Sitemap