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  Investir dans le développement
Le rapport principal
Préface
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
Dix recommandations principales
Pourquoi les objectifs sont importants
Processus en vue d'une réalisation des OMD au niveau du pays
Recommandations au système international concernant l'aide à apporter au niveau du pays
Les coûts et les avantages de la réalisation des OMD
Notes et références
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Encadré 9
Différenciation selon les besoins des pays


Pays à revenu moyen
La plupart des pays à revenu moyen peuvent financer la réalisation des OMD en puisant dans leurs propres ressources, en faisant appel à des capitaux non concessionnels (prêts aux conditions du marché accordés par la Banque mondiale et par les banques régionales de développement), et aux flux de capitaux privés. Le travail des donateurs, dans le cas de ces pays, est d’aider à éliminer les “poches de pauvreté” qui subsistent. Certains pays à revenu moyen ont également besoin d’une radiation de leur dette, en particulier des dettes dues aux créanciers officiels, les membres du Club de Paris. S’il est mené à bien, le Programme de travail de Doha pour le développement, qui organise les négociations commerciales multilatérales, devrait comporter un élargissement de l’accès aux marchés des pays riches, ce qui devrait avoir des avantages pour les pays à revenu moyen. Du reste, un grand nombre de ces pays, comme le Brésil, la Chine et la Malaisie, sont maintenant des pays donateurs. Ces pays et d’autres devraient renforcer leur effort d’aide au développement, notamment par des contributions financières et par une formation technique à l’intention de partenaires originaires de pays à faible revenu.

Pays bien gouvernés se trouvant encore dans le piège de la pauvreté
Certains pays sont bien gouvernés bien qu’ils soient encore aux prises avec le piège de la pauvreté; dans leur cas une augmentation sensible de la mobilisation des ressources intérieures ne suffit pas à réaliser les OMD. Un cofinancement sous forme d’une APD importante est donc nécessaire, en particulier dans le cas des pays les moins avancés, pour accroître considérablement les investissements consacrés à l’équipement, au capital humain et à l’administration publique. La difficulté, pour cette catégorie de pays, est de fonder l’aide sur une authentique évaluation des besoins résultant des OMD, puis de s’assurer que l’aide n’est pas précisément ce qui fait obstacle à l’augmentation d’échelle. Ces pays devraient être placés en 2005 sur la voie rapide du développement.

Pays mal gouvernés se trouvant encore dans le piège de la pauvreté : manque de volonté
Pour des pays comme le Bélarus, le Myanmar, la République démocratique de Corée et le Zimbabwe, où le problème est la volonté de l’équipe dirigeante, une aide à grande échelle n’est guère justifiée. L’aide doit être orientée vers les efforts humanitaires ou acheminée par le canal des ONG qui peuvent s’assurer de la fourniture effective des services voulus sur le terrain. Toute aide accordée au gouvernement doit être conditionnée à des améliorations sensibles des droits de l’homme et des politiques économiques.

Pays mal gouvernés se trouvant dans le piège de la pauvreté : fragilité de l’administration publique
Dans ce cas, quand l’équipe dirigeante manifeste la volonté de progrès mais où l’administration publique est médiocre faute d’une bonne gestion publique, une étape essentielle consiste à accroître la capacité du secteur public. Il en résultera aussi une augmentation de la “capacité d’absorption” de l’aide pour les années suivantes. Les donateurs devraient alors considérer la médiocrité de l’administration publique comme une possibilité d’investissementà saisir et non pas comme un obstacle à la réalisation des OMD. De premiers efforts devraient alors être dirigés vers l’augmentation du potentiel d’analyse et d’administration des pouvoirs publics aux niveaux national, régional et local – et devraient s’attacher à créer des connaissances techniques spécialisées, au niveau local, dans les secteurs de la santé publique, de l’éducation, de l’agriculture et de l’équipement. En principe, ces pays devraient obtenir des résultats bien supérieurs à ceux qu’on attend d’eux actuellement. Dans de nombreux pays, l’attente internationale est médiocre mais le potentiel du pays très fort, moyennant un appui opportun des donateurs et une radiation de la dette, éventuellement échelonnée dans le temps.

Pays en guerre
Les pays en guerre, ou qui sortent d’un conflit, ou qui entrent dans un conflit, sont des cas particulièrement urgents à l’attention de la communauté internationale. Une réponse rapide est essentielle. Si une aide bien conçue arrive en retard, cela peut faire passer le pays d’un processus global de paix à une recrudescence du conflit. L’aide doit donc être ciblée de façon à mettre un terme à la violence et à rétablir les services essentiels, et conçue de façon à apaiser les tensions entre groupes concurrents. Les “carottes” (offres d’une forte augmentation de l’effort d’aide) sont généralement bien plus efficaces que les “bâtons” (les sanctions internationales) dans des pays en crise tels qu’Haïti et le Soudan. Pourtant, ce qui est généralement appliqué, c’est le bâton et les résultats sont rarement durables.

Priorités géopolitiques
Les pays auxquels une priorité géopolitique a été assignée (comme l’Afghanistan et l’Iraq) ont certes eux aussi d’urgents besoins, mais ils risquent d’absorber une part disproportionnée du financement offert par les donateurs et de l’intérêt de l’opinion publique. Si les grands donateurs consacrent des efforts majeurs à ces pays, ils doivent également s’assurer que ces efforts n’ont pas pour effet de détourner l’attention et les ressources financières d’autres pays plus méritants. L’annulation de la dette de l’Iraq, par exemple, sans une annulation semblable de la dette du Nigéria, paraîtrait injustifiée sur de simples motifs d’équité, de mérite et d’urgence relative des besoins.

Pays ayant des besoins particuliers
Certains États en développement ont des besoins particuliers :

  • Les petits États insulaires (en raison de leur isolement, de l’exiguïté du marché, des risques naturels);
  • Les États sans littoral (isolement et coûts de transport élevés);
  • Les États de montagne (isolement et coûts de transport élevés);
  • Les États vulnérables aux catastrophes naturelles.

Les États géographiquement isolés ont besoin d’investissements spéciaux consacrés aux transports et aux communications – et une aide d’essence géopolitique pour faciliter leur coopération régionale et l’intégration régionale. Les risques croissent alors en intensité, en fréquence et en impact, et les réponses traditionnelles, circonstancielles, sont trop lentes et sous-financées. Les donateurs devraient donc établir des caisses d’intervention d’urgence spéciales pour lutter contre les effets des catastrophes naturelles (sécheresse, inondations, ravageurs, maladies) et des caisses plus régulières permettant de financer des améliorations à long terme visant à prévenir ces catastrophes.

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As of Jan 1, 2007, the advisory work formerly carried out by the Millennium Project secretariat team is being continued by an MDG Support team integrated under the United Nations Development Program.

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