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  Investir dans le développement
Le rapport principal
Préface
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
Dix recommandations principales
Pourquoi les objectifs sont importants
Processus en vue d'une réalisation des OMD au niveau du pays
Recommandations au système international concernant l'aide à apporter au niveau du pays
Les coûts et les avantages de la réalisation des OMD
Notes et références
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Encadré 5
Priorités pour la réalisation des OMD dans chaque région


Chaque pays se trouve aux prises avec un ensemble particulier de difficultés, mais on peut dégager certaines grandes tendances qui appellent une action prioritaire. L’un des problèmes
universels est de s’assurer que les minorités ethniques, les poches régionales de pauvreté et les taudis bénéficient d’investissements visant à réaliser les OMD. Certaines priorités régionales sont présentées ici et discutées plus en détail dans la série de rapports finals du projet OMD du Projet Objectifs du Millénaire.

Afrique subsaharienne. Le diagnostic habituel concernant l’Afrique subsaharienne est qu’elle souffre d’une crise de la “gouvernance”. Mais cette notion est simpliste. De vastes parties de l’Afrique sont bien gouvernées, compte tenu du niveau actuel des revenus et de l’étendue de la pauvreté, et se trouvent pourtant piégées dans la pauvreté. Les problèmes de développement de la région sont beaucoup plus profonds que de simples problèmes de “gouvernance”. Un grand nombre de ces pays ont besoin d’un “coup de collier”, une impulsion massive à donner aux investissements publics afin de résoudre les problèmes du coût élevé des transports, de la petitesse générale des marchés, de la faible productivité agricole, des conditions agroclimatiques défavorables, du poids de la maladie et de la lenteur de la diffusion de la technologie venant de l’extérieur.

Une stratégie reposant sur les OMD pour l’Afrique subsaharienne doit mettre l’accent sur le développement rural, afin de mettre en oeuvre une révolution verte africaine au XXIe siècle et des stratégies visant à rendre les villes africaines, qui connaissent une croissance très rapide, plus productives, et en particulier dans le secteur des exportations à forte intensité de main-d’oeuvre. La santé publique, en Afrique, a besoin d’investissements très importants pour venir à bout de la pandémie du sida, de la tuberculose et du paludisme, pour venir à bout des taux intolérablement élevés de la mortalité infantile et pour fournir les services de soins de la sexualité et de la procréation qui permettront de décider de l’opportunité et de l’espacement des naissances et une réduction volontaire de la taille de la famille souhaitée. Les stratégies en matière d’éducation doivent viser à construire des écoles et former des maîtres, mais aussi à agir du côté de la demande, en incitant les filles et les élèves vulnérables à aller à l’école. Le continent a également besoin d’un investissement majeur d’équipement dans les ressources en eau et l’énergie. La mobilisation de la science et l’intégration régionale doivent également recevoir une forte impulsion. Dans tous les aspects du développement, les stratégies de l’Afrique doivent prêter spécialement attention à la situation des filles et des femmes, qui, bien souvent, se heurtent à des obstacles et à des préjugés juridiques, sociaux et politiques.

Asie de l’Est et du Sud-Est. L’Asie de l’Est et du Sud-Est a fait d’énormes progrès vers un grand nombre des OMD, en particulier dans la réduction de la pauvreté du revenu, de la faim et de l’inégalité des sexes. L’économie chinoise connaît une croissance rapide mais elle a encore besoin d’importants investissements consacrés à la santé publique, à l’équipement rural, à l’éducation et à la gestion de l’environnement, dans ces derniers cas pour remédier à certaines des conséquences de l’industrialisation rapide. Parmi les problèmes d’environnement, il faut mieux gérer les forêts et la diversité biologique et réduire la pollution de l’air et de l’eau. D’autres parties de l’Asie de l’Est et du Sud-Est ont, de même, grand besoin d’investissements dans l’équipement, l’environnement et les services sociaux, à quoi il faut ajouter des investissements dans les systèmes de gestion publique et dans le potentiel scientifique et technologique.

Asie du Sud. L’Asie du Sud fait des progrès en général rapides dans la réduction de la pauvreté, grâce surtout à la croissance dynamique de l’Inde. Pourtant, l’extrême pauvreté reste très répandue dans les campagnes et dans les villes. Les investissements prioritaires concernent les équipements et services de soins de santé primaires, un accès plus large à des établissements scolaires de qualité, des investissements dans l’équipement rural (routes
de desserte, installations de stockage), une meilleure gestion de l’eau à usage agricole (irrigation, collecte des eaux de pluie, gestion des eaux souterraines), l’amélioration des taudis et l’amélioration de la gestion du secteur public. Les investissements à réaliser doivent également porter sur l’égalité des sexes, notamment les droits à la santé de la procréation, et l’intégration des populations marginalisées, notamment celles des castes inférieures et des communautés hors caste, ainsi que des populations tribales.

CEI-Asie centrale. Les pays d’Asie centrale ont souffert des effets multiples de l’effondrementéconomique postsoviétique, d’une géographie défavorable faute d’accès à la mer, et d’investissements insuffisants dans les équipements de transport pour relier la région aux marchés mondiaux. Après une quinzaine d’années ou plus de dégradation de nombreux indicateurs du développement humain, un vaste ensemble d’investissements est nécessaire pour améliorer les transports et l’équipement énergétique, l’adduction d’eau et l’assainissement, ainsi que les services de soins de santé et les écoles. Les pays de cette région doivent renforcer la capacité de gestion du secteur public, réduire la corruption et accroître leur coopération pour améliorer l’intégration régionale et la gestion régionale de l’environnement. De plus, de nombreux pays doivent améliorer les conditions générales du fonctionnement du secteur privé pour qu’il se développe.

CEI-Europe. Un grand nombre de ces pays en sont encore à regagner le terrain perdu après l’effondrement de l’Union soviétique, mais dans l’ensemble, la région est bien partie pour atteindre les OMD. Les stratégies d’investissement doivent viser surtout la capacité des systèmes de gestion publique, l’amélioration des systèmes de soins de santé et d’éducation, qui connaissent des difficultés, et la gestion et la planification de l’environnement. Un grand nombre de ces pays en transition ont également besoin de cibler des services sur les groupes exclus et marginalisés.

Moyen-Orient et Afrique du Nord. La région va dans la bonne direction s’agissant de la plupart des indicateurs, mais dans l’ensemble, les progrès doivent être accélérés pour atteindre les OMD. Parmi les priorités figurent les interventions visant l’égalité des sexes, et une expansion majeure des services de soins de santé de qualité, ainsi que des programmes visant à enrayer la désertification et la pénurie d’eau. L’expansion des possibilités d’éducation et d’emploi des jeunes est également prioritaire, tout comme l’amélioration des niveaux de vie dans les campagnes et l’investissement dans le développement scientifique et technologique autochtone.

Amérique latine et Caraïbes. L’Amérique latine est la région en développement la plus avancée, et elle progresse, de façon limitée, vers les OMD. Les inégalités sont extrêmes, souvent liées aux divisions ethniques, et les problèmes de la croissance économique demeurent particulièrement sévères dans les Andes, en Amérique centrale et dans certains pays des Caraïbes. Dans l’ensemble de la région, il est d’importance prioritaire d’améliorer la gestion de l’environnement et les systèmes de soins de santé, en particulier dans les pays des Caraïbes où l’épidémie de sida est bien installée ou menaçante. La majorité des habitants pauvres de la région vivant dans les villes, l’équipement urbain et l’amélioration des taudis sont les principaux besoins. Ces pays doivent également accroître sensiblement les investissements consacrés à l’équipement rural, en retenant en particulier les zones et les populations marginalisées. De vastes investissements publics sont nécessaires pour stimuler l’innovation scientifique et le développement technologique local.

Pays les moins avancés. Les PMA ont besoin d’une aide spéciale car ils ne peuvent satisfaire leurs besoins fondamentaux à l’aide de leurs seules ressources, quelle que soit la qualité de leurs politiques et de leur gestion publique. L’aide à apporter à ces pays est compatible avec le Programme d’action de Bruxelles, qui présente plusieurs domaines où l’aide aiderait les PMA à sortir du piège de la pauvreté, notamment la valorisation des ressources humaines, l’investissement visant à éliminer les contraintes pesant sur l’offre, la protection de l’environnement et les investissements dans la sécurité alimentaire.

Pays en développement sans littoral. Les pays sans littoral ont des besoins d’équipement de transport, d’intégration au marché régional et d’harmonisation des procédures commerciales qui leur sont propres. Plusieurs importantes questions sont présentées dans le Programme d’action d’Almaty de 2003. D’importantes améliorations des réseaux routiers, ferroviaires, énergétiques et de télécommunications sont nécessaires pour réduire les coûts liés au transport.

Petits États insulaires en développement. Ces pays se trouvent surtout dans les Caraïbes et en Océanie et ils se heurtent aux difficultés que leur taille limitée et la géographie imposent à la diversification économique et les laissent très vulnérables aux risques environnementaux. Le Programme d’action de la Barbade de 1995 pour le développement durable des petits États insulaires en développement devrait recevoir un appui financier politique mondial. Indépendamment des investissements consacrés aux OMD, qui sont nécessaires, ces États sont vulnérables aux effets de l’élévation du niveau des mers et du blanchiment des coraux, conséquences du changement climatique. Ils auront besoin d’investissements ciblés pour s’adapter aux effets du réchauffement de la planète.

Pays vulnérables aux catastrophes naturelles. Les pays très vulnérables aux catastrophes naturelles (événements météorologiques graves, sécheresse, séismes, éruptions volcaniques, inondations et infestations de ravageurs) ont besoin d’investissements consacrés spécialement à la protection sociale, aux équipements d’atténuation des catastrophes, aux systèmes d’alerte rapide, aux mesures de prévention et de préparation aux catastrophes, et des secours après une catastrophe. Ces investissements doivent avoir été réalisés bien avant qu’une catastrophe ne survienne, à la fois pour anticiper et atténuer ses effets et pour y réagir dans l’immédiat, quand le problème est surtout d’éviter les pertes humaines et les souffrances de la population.

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As of Jan 1, 2007, the advisory work formerly carried out by the Millennium Project secretariat team is being continued by an MDG Support team integrated under the United Nations Development Program.

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